5 ans d’actions pour faire de Paris une ville d’accueil et d’intégration.
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Comme beaucoup de fans inconditionnels des chroniques de San Francisco, j’attendais avec beaucoup d’impatience le 10ème tome « Mona et son Manoir » sorti déjà depuis un moment en Grande-Bretagne.
Bien sûr, j’ai été déstabilisé par le lieu de cet épisode - la Grande-Bretagne - et non plus Barbary Lane à San Francisco.
Que ce tome ne soit pas la suite du dernier épisode, « Anne Madrigal », était aussi troublant et déstabilisant.
Mais finalement, revenir en arrière, permet aussi de retrouver l’iconique héroïne de cette saga, Anna Madrigal vivante alors qu’Armistead Maupin l’avait fait disparaitre à la fin de son neuvième tome.
Ça valait bien cela.
Cheminer avec Mona, devenue chatelaine à Easley House dans les Cotswolds et bien sûr Michael et Wilfred, est une vraie joie. En fait, cet épisode avec son intrigue policière est parfaitement jubilatoire. Même si on est bien loin des chroniques originelles…
Je le redis, pour chaque tome, ces livres ont beaucoup aidé les gays et les séropositifs de ma génération. Celui-ci se déroule avant l’arrivée des trithérapies avec son cortège de morts souvent arrachés si jeunes à un avenir prometteur.
Certes, le sida n’y est pas présent en permanence comme dans « Michael Tolliver est vivant » (épisode 7), mais son ombre est là. Et c’est bien ainsi. Là, sans être vraiment là…
Retrouver une partie de la famille du 28, Barbary Lane est réconfortant et a illuminé mon été.
Bien sûr, j’espère que ce dixième livre ne sera pas le dernier.
On a plus que jamais besoin de continuer à vibrer au rythme des chroniques de San Francisco… Pour beaucoup de ses lecteurs, et j’en fais partie, cette saga, c’est toute une partie de notre vie… Cette série nous aura incontestablement aidé à surVivre, puis à vivre.
Merci Armistead !
Merci au quotidien Paris Normandie d’avoir consacré son « Minutes Livres #39 » à mon livre « Plus Vivant que jamais - Comment accepter l’inacceptable ? » et surtout à l’histoire tragique de mon époux Christophe Michel-Romero, fauché si jeune.
Merci à Valentin de la librairie Cultura Barentin pour cette critique bienveillante sur mon ouvrage et sa narration pudique de notre drame, mais aussi de notre histoire d’amour. Sans oublier mon combat sur le chemsex.
Et oui, comme il l’écrit « Le cri d’amour devient un combat. »
Voir : ici.
Sous l’impulsion de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, la Ville a mené une politique ambitieuse pour faire de Paris, capitale des droits humains, une ville engagée aux côtés des défenseur·euses des droits humains partout dans le monde.Des événements de sensibilisation comme la Journée des droits humains en Asie, les fresques du Mur des droits humains dans le 12e arrondissement, ou encore le soutien à de nombreuses expositions.
Un plaidoyer sans relâche, en soutien aux défenseur·euses du monde entier : de Mumia Abu-Jamal à Pinar Selek, de la communauté ouïghoure aux otages français en Iran, en passant par les militants russes, ukrainiens, tibétains, kurdes ou encore colombiens.
Une aide concrète à 149 projets et associations de terrain entre 2020 et 2025, pour un soutien total de 1,59 million d’euros, avec une mise à disposition de locaux, notamment pour l’Institut Ouïghour d’Europe.
15 citoyen·nes d’honneur nommé·es depuis 2020, dont Mahsa Amini, Cécile Kohler et Jacques Paris, le Dalai Lama ou encore Ekrem Imamoğlu.
Un travail de mémoire avec 10 nouvelles dénominations de lieux parisiens, comme l’avenue Alexeï Navalny, le parvis Robert Badinter ou la promenade Gisèle Halimi.
Parce que défendre les droits humains, c’est refuser le silence, tendre la main, et construire une ville solidaire et résistante face aux injustices.
Paris est et restera du côté de celles et ceux qui défendent la liberté, la justice et la dignité, partout dans le monde.
En lisant « Adieu ma honte » de Ouissem Belgacem, je ne pensais pas être autant envahi d’émotions. Vraiment. Et ce livre, je l’ai lu d’une traite…
J’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises Ouissem et j’avais déjà été très impressionné par son charisme et son courage.
Lors de nos rencontres, je n’avais pas saisi qu’on avait, en fait, pas mal de points communs.
Il est issu d’une famille d’immigrés tunisiens - moi d’espagnols communistes - , a perdu son père jeune - j’ai perdu le mien à 13 ans -, et a vécu des relations très difficiles avec sa mère musulmane très croyante du fait de son homosexualité qu’il n’osait pas lui avouer pour ne pas la faire souffrir. Idem pour moi avec ma mère très catholique et pratiquante.
Si la politique n’est plus aujourd’hui comparable à l’omerta qui existe toujours dans le foot sur l’homosexualité, c’était encore le cas dans les années 80, quand j’ai commencé à avoir des responsabilités et donc à vivre l’homophobie de tant de responsables politiques, surtout quand je militais dans le parti gaulliste. Notre différence est que j’ai persévéré dans la politique pensant que les choses pouvaient changer. J’ai eu raison. Mais lui n’a pas eu cette chance.
Footballeur prometteur, il sera intégré, dès l’adolescence, dans le graal de l’école de formation du club de foot toulousain. Il était un des plus grands espoirs de sa génération. Il se retrouvera même dans l’équipe nationale tunisienne. Un beau symbole pour cet enfant de Tunisiens.
Mais un mal va le ronger : l’homophobie quotidienne qu’il vit dans son club. Dans un premier temps, il luttera contre son homosexualité qui perturbait ce croyant qu’il est et l’empêchait d’être le footballeur qu’il voulait.
Les psys et les fausses petites amies vont se succéder. L’antidote anti-gay ne va pas fonctionner. Il est de plus en plus malheureux. Et forcément ses résultats footballistiques ne sont plus au rendez-vous. Il rate la professionnalisation à Toulouse et décide d’essayer de nouvelles aventures dans une équipe américaine. Un autre fiasco.
Il se rend à l’évidence : Il ne peut vivre caché et dans la honte toute sa vie. Il décide alors de dire sa vérité a beaucoup de ses proches et de vivre à Londres. Tout se passe bien, mais il est rattrapé par son virus du foot qui l’a touché dès son plus jeune âge.
Il crée un start up pour aider les footballeurs professionnels dans la gestion de leur carrière et leur reconversion.
Patatras, il revient dans sa honte et replonge dans une double vie insupportable.
Mais la paix reviendra. Après des moments difficiles avec sa maman dont la culture musulmane se marie difficilement avec l’homosexualité, Ouissem, entouré de ses sœurs et de ses nombreux amis, sort finalement de sa honte.
Il est même devenu aujourd’hui un militant exemplaire et reconnu contre l’homophobie dans le sort et son livre est une pierre essentielle à l’évolution du milieu du sport et particulièrement dans le foot.
Rien ne sera plus pareil dans le football grâce à Ouissem Belgacem, même si le chemin reste encore bien long dans ce sport pour arriver à un foot réellement friendly…
Merci Ouissem pour ce livre.
Une lecture indispensable, notamment pour celles et pour ceux qui aimeraient que le sport s’ouvre enfin à notre société inclusive, notamment le foot.